Quatre financements pour plus de rénovations de maisons individuelles

13 12 2021
Olivier Mary
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De nombreux mécanismes financiers publics ou privés existent pour stimuler la rénovation énergétique des maisons individuelles : MaPrimeRénov’, Coup de pouce CEE, Éco-prêt à taux zéro, etc. Ils génèrent plusieurs milliards d’euros d’investissement par an en France. Toutefois, les travaux peinent à se massifier. Selon plusieurs rapports publiés récemment (Sichel, Haut Conseil pour le Climat, rapport Descoeur…), ce manque d’engouement des particuliers est la conséquence de mécanismes trop complexes et trop fléchés vers les rénovations partielles. Pour inverser cette tendance, l’institut négaWatt et Dorémi ont commandité une étude (en pdf à la fin de l'article). Rédigée par Deloitte, Énergies Demain et Latournerie Wolfrom Avocats, elle s’inscrit dans le cadre du programme CEE Facilaréno qui vise à déployer la rénovation performante des maisons. Le document propose de créer quatre mécanismes financiers complémentaires basés sur des dispositifs existants et sur le système d’aide déjà présent. Le premier est l’Éco-prêt à taux zéro rénovation performante. Il adapterait l’éco-PTZ actuel pour le rendre plus attractif pour les acteurs financiers. Selon les rédacteurs, c’est le mécanisme vers lequel un maximum de rénovations devrait s’orienter car il est bien identifié, simple à mettre en oeuvre et à coût maîtrisé pour l’État. Le Prêt rénovation performante proposerait une offre complémentaire aux ménages ayant un profil de risques plus élevé et/ou ayant atteint le plafond de leur capacité d’endettement. Le troisième mécanisme mis en avant par l’étude est le Prêt avance mutation rénovation performante. Celui-ci s’adresserait aux ménages ne pouvant pas accéder aux deux précédentes aides. Il découlerait du Prêt avance rénovation instauré par la loi Climat et Résilience, sous la forme d’un prêt garanti par hypothèque dont le remboursement des intérêts et du capital aurait lieu soit grâce aux économies d’énergie, soit à la vente du bien. Enfin, le dernier mécanisme serait le tiers-investissement : il permettrait aux ménages de faire financer entièrement ou partiellement leurs projets par un tiers-investisseur, généralement une société de services énergétiques. Ces investisseurs apporteraient les fonds, gèreraient le projet en garantissant les économies d’énergies au travers d’un contrat de service assorti de versements (loyers, redevances). Selon les auteurs de la publication, ces quatre mécanismes permettraient de financer la rénovation performante dans des conditions favorables pour les ménages sans mettre à mal les comptes publics.

Les douze commandements de la chaufferie biomasse en rénovation

13 12 2021
Simon Philippe

Pour accompagner la transition vers des chaufferies biomasse lors de rénovations énergétiques, l’AQC a tiré les enseignements d’une vingtaine de retours d’expérience pour des installations allant de 4 kW à 400 kW. Les clefs de la réussite : simplicité de l’installation, prévisions des maintenances et adaptabilité.

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Un ancien immeuble de bureaux passe de l’amiante au bas-carbone

22 09 2021
Olivier Mary

 LCDP et Aire nouvelle ont signé un protocole de partenariat pour valoriser l’ancien site de la Carsat Bourgogne-Franche-Comté. La rénovation, accompagnée de la construction de nouveaux bâtiments, se veut exemplaire en termes de responsabilité environnementale et de sobriété énergétique.

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L’économie circulaire, un maillon essentiel du renouvellement urbain

15 07 2021
Clément Cygler

L’importance des chantiers de renouvellement urbain menés actuellement a mis en évidence le nécessaire recours à l’économie circulaire pour limiter les impacts liés à la démolition et à la construction de milliers de bâtiments. En Seine-Saint-Denis, Plaine Commune a lancé plusieurs actions afin de mieux s’appuyer sur cette démarche d’économie…

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