Pourquoi décarboner l’industrie ?

01 04 2021
Tribune de Daniel Cappe, vice-président de l'ATEE
Daniel Cappe

L’industrie est confrontée à des exigences de plus en plus fortes pour réduire ses consommations énergétiques et, surtout, ses émissions de gaz à effet de serre. L’ATEE, de par son expertise et ses compétences, accompagne les industriels dans la poursuite de leur objectif de décarbonation.

Même si le premier nom de l’association, il y a 43 ans était Association technique pour les Economies d’énergie, nous n’avons jamais cessé de nous préoccuper des gaz à effet de serre. Lors de la première mise en place du Plan Climat National, la Mission interministérielle pour l’effet de serre (MIES) avait trouvé auprès du Délégué général de l’ATEE un ambassadeur efficace, ainsi que des contributeurs dans nos différents clubs. Lors de sa déclinaison territoriale avec le Plan climat-énergie territorial, nous avons oeuvré avec l’Ademe à rapprocher les points de vues des industriels et des collectivités locales. Comme tous les industriels, la Directive UETS sur les quotas d’émission nous a beaucoup mobilisés à partir de 2004: transposition en droit français, mode de calcul des quotas pour la cogénération (qu’elle soit industrielle ou implantée sur un réseau de chaleur).

Dans le cadre du Protocole de Kyoto, nos adhérents ont acquis l’expertise des Mécanismes de Développement Propre (MDP) à l’échelle internationale. Nous sommes assez fiers d’avoir réussi à créer, avec nos amis de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et de la MIES, un mécanisme similaire de valorisation des émissions évitées de carbone mais sur le territoire national : les “projets domestiques” (voir Énergie Plus n°377 et 388). Sans oublier de rappeler le rôle incontournable de l’efficacité énergétique, comme nous l’avons fait lors de la COP 21 à Paris (cf Énergie Plus n° 558).

Et aujourd’hui ?

Comme nous l’avons fait en septembre 2020, nous accompagnons l’Ademe dans sa communication vers les industriels sur le Plan de relance et son volet Décarbonation Industrie : trois webinaires sont prévus de suite et nombre de relais en régions. Que ce soit sur les volets Maîtrise de l’énergie (MDE), chaleur fatale ou encore biogaz, nos adhérents peuvent trouver ici une expertise précieuse. Avec nos partenaires du Cibe, (jadis créé par l’ATEE et Biomasse Normandie), nous pouvons aussi appuyer des projets biomasse. Mais de manière plus opérationnelle encore, plusieurs bureaux d’études (adhérents ATEE) déjà engagés dans l’audit énergétique, la formation et l’accompagnement des industriels (programme Prorefei) mettront leurs compétences au service des industriels, afin de les aider à répondre au mieux aux appels d’offres de l’Ademe. Une vraie “Team décarbonation” se met en place.

 

Une communauté au service des référents énergie
Lancée en novembre 2020 et portée par l’ATEE, la Communauté des référents énergie ne cesse de grandir, et rassemble désormais près de 120 personnes en charge de gérer l’efficacité énergétique sur des sites industriels ou dans des entreprises. Le fonctionnement de la communauté est basé sur le partage d’informations et de retour d’expériences entre les référents énergie, quel que soit leur niveau de maturité dans l’efficacité énergétique. « Une grande majorité des référents énergie occupe 15% de leur temps de travail sur cette thématique, et 85% sur d’autres, généralement en qualité, hygiène et sécurité ou encore production, travaux neufs et maintenance… Ils ne peuvent parfois pas pleinement investiguer dans des recherches sur des opportunités d’optimisation par exemple. L’ATEE a donc voulu créer une communauté où toutes ces personnes aux profils variés peuvent échanger et trouver rapidement des réponses à leurs problématiques », indique Jean-Marc Piatek, chef du département de la Maîtrise de l’énergie à l’ATEE et pilote de la Communauté des référents énergie. En plus de son site internet exhaustif, la communauté publie un bulletin d’informations trimestriel comportant une veille réglementaire, des innovations techniques et des articles de presse. Plusieurs webinaires ont également été organisés sur différents thèmes comme le tiers financement, le stockage de chaleur fatale et l’intelligence artificielle. Un forum permet enfin aux membres de poser des questions et surtout d’obtenir une réponse de l’ATEE ou du réseau de bureaux d’études partenaires. « Actuellement, le sujet technique majeur concerne le plan de mesurage et la mise en place d’indicateurs de performance énergétique afin d’évaluer les résultats des actions menées. Une fois la technique acquise, il faut également leur expliquer et les conseiller sur les différents dispositifs de soutien financier qui pourraient convenir à leurs actions », détaille Jean-Marc Piatek.

La filière SMR à la recherche de financements

23 05 2024
Olivier Mary

Enerpresse a organisé un débat sur les réacteurs nucléaires de petite taille, plus couramment appelés small modular reactors (SMR). Les intervenants se sont plus particulièrement intéressés aux nécessaires partenariats et financements pour atteindre les objectifs d’une offre française d’ici 2035.

Lire la suite

Cigéo : l'Andra bâtit les fondations de la mémoire

21 05 2024
Philippe Bohlinger

Le projet de stockage des déchets les plus dangereux du parc nucléaire français à 500 mètres sous terre, aux confins de la Meuse et de la Haute-Marne, s’accompagne d’un ambitieux programme de recherche destiné à conserver la mémoire du site sur cinq siècles et bien au-delà.

Lire la suite

Comment optimiser les procédés de refroidissement ?

06 05 2024
Clément Cygler

Plusieurs leviers d’action peuvent être mobilisés pour optimiser la performance des procédés de refroidissement industriels, que ce soit pour économiser de l’énergie, obtenir une meilleure qualité ou augmenter la production. Retour avec le Centre technique des industries aérauliques et thermiques et le Pôle Cristal sur les principales données à retenir.

Lire la suite